Blue Stinger : le gros dard bleu du moustique préhistorique

février 7, 2012 in A la Une, Jeux, Oldies, Tests by s3rg385

Salut les vieux !
Car oui, aujourd’hui, je m’adresse à toi, l’ancêtre, qui a connu les premiers soubresauts d’Internet, les premières consoles de jeu « populaires », les salles d’arcade crasseuses, dont l’atmosphère était chargé d’un mélange improbable de sueur, de fumée de Malboros et de relents de bière. Toi l’ancien, oui toi, tu a connu la véritable révolution du jeu vidéo : la 3D.
Certes, cela n’a pas toujours été pour le mieux, mais si les branleurs peuvent aujourd’hui camper sur CoD ou BF3, c’est bien grâce à toi, qui en achetant tes consoles et tes jeux a fait vivre et croitre cette merveilleuse (hum hum…) industrie qui leur permet aujourd’hui de se prendre pour un commando d’élite rongé par un complexe que seuls ses parents peuvent connaître…

Bref, sur cette introduction qui n’en fini pas et qui ne traite finalement que trop peu du sujet, la seule chose que je voulais évoquer, c’est que les jeux « oldies » ce n’est pas que la SNES ou la MegaDrive ! C’est aussi des consoles un peu plus évoluées. Et parmi elles, celle qui restera pour beaucoup LA MEILLEURE console de tous les temps de l’absolu de l’infinitif passé, la Dreamcast.
Je vous referais un gros topo sur cette machine prochainement, pour remettre les brebis égarées dans le droit chemin.

Alors revenons en à nos moutons, ou plutôt devrais-je dire, à nos dinosaures…
Puisqu’on va papoter un peu de Blue Stinger, un jeu malheureusement peu connu, mais qui fait encore parti aujourd’hui de mon top 5 des meilleurs jeux auxquels j’ai joué.
Si toi aussi tu aime les jeux avec un scénario ultra complexe voire incompréhensible, alors Blue Stinger est fais pour toi !

« Gendarmerie Nationale, vos papiers s’il vous plait !  » :

Blue Stinger (BS pour faire plus court) est sorti en septembre 1999 sur le Vieux Continent sur Dreamcast donc, et il était classifié 12+ (avant les gros logos PEGI, que de souvenirs…).
Il est développé par Climax et édité par Activision (bien avant le « money-maker » qu’est Activision-Blizzard).
Le jeu est exclusivement solo, avec possibilité de switcher entre 2 personnages en court de partie, on en reparle plus tard.
C’est un jeu classé dans les « Action/Aventure » mais il possède selon moi une forte inspiration du style « Survival Horror ».
Le scénario est relativement complexe, pas tant par son écriture ou ses rebondissements, mais bien parce qu’on ne voit pas ou on va arriver..
Le jeu se déroule sur une île qui abrite un laboratoire d’expérimentations biologiques, dirigées par une méga-corporation (qui à dit Umbrella ??? ). Si en plus cette île se trouve pile-poil au dessus de l’astéroïde qui a causé l’extinction des dinosaures, on obtient un truc fouillis, mais relativement captivant.

Blue Stinger, c’est comme le sexe…
… Tout seul c’est bien, à deux c’est mieux !

Dans BS, vous incarnez Elliot Ballade, secouriste de l’ESER. Il se retrouve paumé sur Dinosaurs Island après un crash de météorite (encore une ???) sur l’île.
Très rapidement, vous vous retouverez accompagné par Dogs, un gros barbu pilote d’hélico, qui a une forte tendance à être soupe-au-lait. Mais il sait utiliser des grosses armes, donc on lui pardonne. De toute façon sinon il nous éclate la gueule, donc… Dogs c’est un peu le Rambo de BS. Il n’utilise que les armes lourdes, et il ne sait pratiquement pas se battre à mains nues.

Elliot il a l’air gentil, vraiment gentil, limite con-con… On sent qu’il est pas tout seul dans sa tête et surtout qu’ils ont de la place là-haut…
Mais bon, il sait se battre, et utiliser des armes… On ne lui en demande pas plus… C’est un peu comme Ribéry ou Zidane. Ils ont pas inventé l’eau chaude, mais ils savent taper dans le ballon, on leur demande pas d’être philosophe…
Il utilise des armes légères et des armes de corps à corps.

Bref, ce duo Elliot/Dogs, vous ne le verrez que rarement complet, sauf durant les scènes cinématiques. En effet, vous ne contrôlez qu’un personnage à la fois, l’autre étant probablement rangé dans votre poche (ou ailleurs…) à côté de vos armes. A vous d’utiliser à bon escient les caractéristiques de chacun pour venir à bout des ennemis.

Un scénario qui tient sur un « Accusé de réception » :

Aujourd’hui il est habituel de dire que des  scénarios tiennent sur un timbre poste. Dans le cas de BS, on a quelque chose d’un peu plus complet.
Même si on ne comprend pas tout la première fois que l’on joue, le scénario évolue au fil du jeu, et la véritable énigme ne sera révélée qu’une fois l’aventure bien avancée.
Même si l’histoire Janine/Dogs saute aux yeux, les relations des personnages sont intéressantes, mais largement sous-développées. Dommage…
Janine justement… Au final on repasse toujours par son QG pour valider des « missions », et même si on apprend à la détester à cause des nombreux aller-et-retours, son rôle dans la dernière phase du jeu est primordiale, même si le joueur ne la contrôle pas directement.
Une évolution pour le coup très intéressante d’un personnage secondaire qui se révèlera indispensable pour la fin de l’aventure !

 Des graphismes dignes…. De 1999 :

Si vous cherchez la claque visuelle, vous allez l’avoir… Pas forcement dans le sens ou vous l’attendiez…
En fait BS possède une qualité graphique à double-tranchant. En effet, d’un côté nous avons des textures plutôt sympa sur certains objets, décors, des modélisations tout à fait propres pour l’époque, et de l’autre côté des models en low-poly, des textures immondes, voire quasiment remplacées par de vulgaires aplats de couleur (voir le Tshirt de Dogs par exemple…).

Le jeu propose également certains environnements ouverts, qui donnent une réelle impression de grandeur.
Les décors sont relativement variés, malgré quelques répétitions, et donnent une impression de liberté, bien que le jeu soit assez dirigiste.

Un jeu complet mais pas fini :

BS est un jeu complet. Il mixe de façon tout à fait honorable des éléments du survival à l’action, avec une pointe d’aventure. C’est un réel plaisir d’évoluer dans cet univers clôt mais pas trop.

L’aventure vous proposera un défis relativement facile, et ne devrait pas poser trop de problèmes aux joueurs aguerris.
La seule réelle difficulté du jeu reste la maniabilité, rendue approximative par une gestion des caméras plus que douteuse !

Celle-ci constitue un des gros défauts du jeu, qui démontre un manque de finition. Les textures inégales vont également en ce sens, de même que le doublage anglais qui est simplement risible.

Pour finir :

Malgré tous ses défauts, Blue Stinger est un excellent jeu. Il fait parti de ces jeux qui, vous ne savez pas pourquoi, restent ancrés dans votre cerveau, jusqu’à la fin des temps (plus que quelques mois, tenez bon ! :p) .
Mon gros coup de cœur, si vous avez une Dreamcast qui fonctionne, allez y, vous pouvez le trouver un peu partout en occasion, et sur Internet ici.

Si vraiment vous n’avez plus de Dreamcast, vous pouvez le télécharger en iso un peu partout, et jouer sur émulateur.

Allez, dernière chose et je vous laisse tranquille, avec @leZygot nous nous sommes lancé pour défi de finir le jeu en moins de 4h, contre 8h environs pour une première partie. Retrouvez nos travaux, évolutions et améliorations sur la page du BS4HP !